La Zambie s’apprête à vivre un rendez-vous électoral majeur. Le 13 août prochain, les électeurs zambiens sont appelés aux urnes pour désigner leur président, mais aussi leurs députés et leurs représentants locaux, dans un scrutin présenté par plusieurs observateurs comme un véritable référendum sur le premier mandat du président sortant.
Un président sortant candidat à sa réélection
Arrivé au pouvoir en 2021 après plusieurs tentatives infructueuses, Hakainde Hichilema avait alors mis fin à deux décennies de domination du Front patriotique, en infligeant une défaite écrasante au président sortant de l’époque. Cinq ans plus tard, c’est sur son propre bilan que le chef de l’État, désormais candidat à sa succession sous les couleurs de son parti, le Parti uni pour le développement national, devra convaincre les électeurs. Ses réformes économiques et sa politique de lutte contre la corruption seront au cœur des débats de la campagne.
Une course à la présidence très disputée
Fait notable, la Commission électorale zambienne a validé la candidature de quatorze prétendants à la magistrature suprême, un nombre particulièrement élevé pour ce scrutin. Parmi les principaux challengers du président sortant figurent Harry Kalaba, à la tête du parti Citizens First, ou encore Given Chansa, candidat du Mouvement pour l’émancipation économique. Sur les quatorze candidats en lice, une seule est une femme, un déséquilibre qui reflète une réalité politique encore largement dominée par les hommes dans le pays.
Plus de 8,7 millions d’électeurs ont été inscrits sur les listes électorales en vue du scrutin, un chiffre validé par la Commission électorale après plusieurs mois de préparatifs.
Un appel généralisé au calme
Consciente des tensions qui avaient marqué la précédente élection, notamment des contestations des résultats et des violences ayant fait plusieurs victimes dans certaines provinces, la Zambie aborde ce scrutin sous le signe de l’apaisement. Le président sortant a lui-même multiplié les appels à une campagne pacifique, mettant en garde contre la désinformation et les usages clivants des réseaux sociaux. Les forces de sécurité du pays ont par ailleurs été placées en état de vigilance renforcée pour garantir le bon déroulement du vote.
Les évêques catholiques du pays, très écoutés dans cette nation d’Afrique australe, ont eux aussi publié une déclaration appelant au respect des règles démocratiques, rappelant que la Zambie reste l’un des rares pays du continent à n’avoir jamais connu de guerre civile depuis son indépendance en 1964, ni à avoir dévié de ses transitions pacifiques du pouvoir.
Rendez-vous le 13 août pour connaître le verdict des urnes, dans un pays où l’économie et la stabilité politique seront les grands enjeux de ce scrutin.





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