Voilà l’article. Et voici l’illustration des 3 chantiers :

C’est désormais officiel : Zinédine Zidane a été nommé sélectionneur de l’équipe de France, a annoncé la Fédération française de football (FFF) mardi. À 54 ans, il devient le 18e sélectionneur de l’histoire des Bleus et prend la succession de Didier Deschamps, en poste depuis 2012. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er août, pour un contrat de quatre ans qui doit le mener jusqu’à la Coupe du monde 2030. Au-delà de l’événement symbolique, trois grands chantiers l’attendent avant son premier rassemblement, prévu en septembre dans le cadre de la Ligue des nations.
1. Composer son staff et trancher sur l’effectif
Zidane doit dévoiler la composition de son encadrement technique début septembre. Un choix stratégique : plusieurs anciens coéquipiers de la génération 1998, dont il fait lui-même partie aux côtés de Laurent Blanc et Didier Deschamps parmi les champions du monde devenus sélectionneurs, pourraient l’accompagner. Sur le plan de l’effectif, la question de la continuité ou de la rupture avec les choix de Deschamps se posera rapidement, notamment sur les postes clés du milieu de terrain et de la défense, secteurs qui ont souvent fait débat ces dernières saisons.
2. Trouver son identité tactique
Zidane arrive auréolé d’un palmarès impressionnant comme entraîneur de club, marqué notamment par un triplé consécutif en Ligue des champions avec le Real Madrid entre 2016 et 2018. Mais diriger une sélection nationale impose des contraintes différentes : moins de temps d’entraînement collectif, des rassemblements espacés, une nécessité de trouver rapidement un système de jeu lisible avec les joueurs à disposition. Le défi sera de transposer sa patte tactique, plutôt basée sur la gestion des egos et des grands talents individuels en club, à un groupe qu’il ne façonne pas au quotidien.
3. Gérer un vestiaire habitué à une méthode installée depuis 14 ans
Après quatorze années sous la houlette de Didier Deschamps, une partie du groupe France n’a connu qu’un seul sélectionneur. Le changement de méthode, de discours et de management sera scruté de près, en particulier par les cadres de l’équipe. Zidane devra imposer sa propre autorité tout en s’appuyant sur l’aura que lui confère son statut de légende du football tricolore — un capital sympathie rare, entre son titre de champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 comme joueur.
Un calendrier chargé dès la rentrée
Le nouveau sélectionneur enchaînera dès septembre la campagne de Ligue des nations 2026-2027, puis les qualifications pour l’Euro 2028, avant une nouvelle Ligue des nations et les qualifications pour la Coupe du monde 2030. Un programme dense qui ne laissera que peu de place à la mise en jambe.
Orbily.fr — Sport





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